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dimanche, 10 février 2008

De près ou de loin: des couleurs

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 Rose
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 Bleu

 

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Vert

 

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Gris
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Blanc

 

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Le pic saint loup qui fume

 

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L’Hortus qui rougit
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Un travail en cours

 

Le soir, le poids d’un chat sur les genoux

Une journée comme les autres ?

samedi, 22 décembre 2007

où je parle de moi...

"Je suis impliqué dans le paysage, j'ai la liberté d'être dedans, il m'imprègne. Ce n'est pas la même chose avec la figure. Un paysage on est dedans, une figure on est en face, personne ne peut échapper à ça."  Gérard TRAQUANDI 

La Nature, un bien grand mot.

Le Paysage, un thème rabâché.

Je parlerai d’extérieur pour changer un peu et par modestie envers mes prédécesseurs.  Parce que quand je suis à l’extérieur je suis en plein dedans !... la nature et le paysage…

Je travaille donc « sur » l’extérieur avec pour seul canevas les chemins qui me permettent de le parcourir. Je ne prends pas la pause, je dessine sur des « carnets de route » tout en déambulant, le regard accroché soudain par une ligne, une couleur, une ombre ou tout cela ensemble. Je suis attirée par la fugacité et les sensations fortes toujours renouvelées dans un environnement que je connais par cœur, j’aime prendre les mêmes chemins pour n’être surprise que par les changements de musiques, d’odeurs, de couleurs. J’ai beaucoup contemplé et maintenant je traque les échos et les réminiscences.

b57f2d29065690a04c88e679eb7cd49c.jpgJe marche les pieds sur terre et la tête en l’air, je dessine, l’encre coule, tache, fait son parcours sur le papier pendant que ma pensée suit son chemin.

L’atelier est ensuite le lieu ou je prends du recul pour l’interprétation.

Toujours du papier. J’explique par ailleurs pourquoi (note du 17 décembre 2007).

J’espère que je vous aurai fait comprendre que j’ai besoin d’espace, de ses limites, de ses rythmes en résonance avec le rythme de mes  pas. Besoin du blanc du papier comme du blanc du ciel ou du tracé du chemin. Besoin de la ponctuation entre la lumière et l’ombre.

Avancer, se mouvoir, s’émouvoir, voir, écouter, participer aux éléments se mobiliser pour la rencontre et le partage avec les autres. Tout est affaire de trajet: il est concret, physique, un déplacement dans l’espace ; il est voyage intérieur  pour marcher « à la rencontre ».

Je peins, j’imprime sur le papier et je souhaiterais comme sur un écran « figurer »  une déambulation physique et mentale.

Je tourne les pages d’un paysage: je voudrais un livre qui serait comme une vision panoramique mais qui ne se dévoilerait pas trop vite, éventail, accordéon, échantillonneur dont chaque page est solidaire des autres pour une histoire collective mais qui garde son « mot à dire » et qui se referme sur l’intimité et le secret d’une expérience très personnelle.

lundi, 17 décembre 2007

DECLARATION D’AMOUR

 81f068966d59373c681d749bbe995b45.jpgEncore et pour toujours le papier… je l’aime pour sa docilité et sa souplesse quand on lui demande d’ « épouser » la plaque de cuivre. J’aime être surprise par ses sautes d’humeur quand il nous restitue un résultat qui n’est pas tout à fait ce que l’on attendait !

J’aime qu’il se rebelle et se torde quand le pinceau dépose l’eau.

Je pratique parallèlement et complémentairement la gravure et la peinture sur papier (aquarelle, techniques à l’eau) et j’ai eu envie cette année de les faire se rencontrer et se réunir.

J’ai utilisé pour la gravure des papiers déjà aquarellés.

J’ai peint à la tempera sur mes plaques de cuivre gravées pour aller jusqu’au bout d’un travail sur ces plaques qui m’interdisait de les abandonner après la fin des tirages. Il s’agissait soit de les détruire, et j’avais commencé de les trouer dans l’acide, soit de se les approprier d’une autre façon qui corresponde à mon travail et à leurs propriétés.

J’ai eu aussi des moments de rébellion et j’ai attaqué le carton toutes griffes dehors pour le gratter, l’arracher, en complète opposition avec mon approche de la plaque de cuivre que je respecte et que j’aime caresser à l’essuyage.

Je ne connais pas l’angoisse de la feuille blanche, je l’aime et je la respecte tout en la manipulant !